Haïku : Petit poème extrêmement bref visant à dire l'évanescence des choses.
Apprenant son nom
De nouveau je regarde
La fleur sauvage
À l'ombre des fleurs
Même un parfait inconnu
Soudain ne l'est plus
Elles fleurissent dès lors
On les regarde dès lors
Dès lors que les fleurs périssent
Ne te détourne pas
Moi aussi je suis seule
Crépuscule d'automne
Rend moi mes rêves
Corbeau que réveille
La lune de brume
Réveille-toi, réveille-toi
Et sois mon compagnon
Papillon qui dort
Masaoka Shiki l'émeut. Ces haikus lui font spécialement penser à toi. Arrivés par hasard, elle les a ciblé rapidement et par instinct. Un par un, ici, là et là. Rassemblés, ils sont maintenant siens. Ils sont toi. Le romantisme dans les veines. Des délires de romantisme et elle, elle et ces délires. Au plus profond de sa sensibilité, l'incompréhension. Perturbation, accablement, tristesse, elle possède ces qualificatifs et est d'une lourdeur sans fin dès que ses petits yeux voient ce matériel, cette preuve de ton existence pure salie par la ville attendre patiemment. Il est là et il l'a lorgne. Il fait front à sa maturité et à sa stabilité pourtant ancrées.
Et alors le naturel qui part au galop pour faire place à cette anxiété censurée. Accablement de sa propre réaction nonchalante et hypocrite. Elle se blesse elle même. Une femme digne d'être aimée tassée et traitée au plus simple. Elle n'est pas fidèle à sa spécialité, à sa parole différente du lot de tignasse, et pourtant. Peut-elle vraiment faire autrement ? Se censurer, quel horrible mot. Mais il lui inspire cet horrible mot maintenant. Le sourire est horrifié, le sourire a peur de lui, du non, du ridicule, de devenir tâche. Elle a peur d'être elle car il se trouve qu'elle est fragile cette blonde. Peur de nommer les émotions brutes sans réceptivité. Peur de se perdre et de perdre. Vivre le moment jusqu'au bout signifie devoir un jour, le laisser aller aussi. Ça cloche fort, le fil a été coupé alors qu'il n'aurait pas dû en être ainsi, elle le sait bien. Mais ça double cloche car l'électricité, la tremblotte, les secondes précieuses, les paroles d’entre chocs de petit cœur qui bat fort, elles sont encore là. Double impuissance que tu as choisis. Triple impuissance de sentir ton âme ne pas suivre ta jadis parole. T'es pas constant et ça te rend égoïste et fucking à côté de la track et ça, ça l'empêche de retrouver la sienne.
Elle est figée.
Elle n'aborde pas les gens de cette façon dans la vie.
Elle n'aborde simplement pas les gens.
Cet intérêt n'est pas rien.
Il est maintenant trop gros pour rien.
La candeur a été perçue telle une petite naïve mais en une femme, elle est pourtant fraîcheur et unicité. Ce moment lui a permis de s'envoler quelques instants, tel qu'elle le désire, hélas créant en elle un gouffre jamais vécu jusqu'à ce jour. À un brin d'herbe vert de le vivre, l'extase, et maintenant, maintenant, rien.
Or, elle sait. Elle a vu, elle a senti, elle a touché un tout petit peu. Tes joues, un peu. Tes yeux de petit garçon et tes paroles de trippes d'homme qui se sent bien et qui parle enfin. Elle a touché ta douceur. Et la douleur n'est pas douceur, elle est insupportable. Des confidences enlevées, un cadeau empoisonné.
Être, il se peut bien, incapable d'amour.
Mais elle ne croit pas à ta mascarade.
Tes réactions spontanées te trahissent.
Il se peut bien qu'elle ne sache rien.
Elle a un crush de vie sur toi.
Sache le donc petit criss.
Ça serait magnifique.
vendredi 4 mai 2012
jeudi 29 mars 2012
Plants and Animals, c'est anglophone, québécois et c'est beau.
L'anglais et le français cohabitent mal au Québec.
Petite campagnarde que je suis, j'ai appris à parler en français et j'aime le français. Je m'identifie au français et à la beauté de ces mots, ils m'inspirent et sont ma raison de vivre.
Mais il y a nuance à faire entre protéger sa langue et sa culture et faire de la discrimination. Pour moi, la quête d'indépendance du Québec était reliée à la protection de la langue française, il n'y a même jamais eu questionnement de ce fait, jamais une remise en question d'une possible dissociation dans ma tête de campagnarde. Mais depuis peu, le contexte politique de notre province à la dérive m'a amené à me questionner, pour la première fois, sur le fondement de cette idéologie de l'idole imbattable qu'a été et sera toujours René Lévesque et je me dis, qu'aujourd'hui, les temps ont bien changés. C'est maintenant, et probablement que ça l'était aussi à l'époque, une erreur de penser ainsi. L'être humain est ainsi, il ne se pose pas de question, les québécois n'y dérogent pas, tous les humains le font, les humains défendent des prêts-à-penser de collectivité sans même y réfléchir par soi même et y apporter une contribution personnelle et individuelle, sans même le posséder et en faire son propre argument.
Beaucoup d'anglophones du Québec se sentent reliés à la culture gauchiste du Québec et non à celle de droite du Canada, mais nous les tassons de la main malgré tout en les mettant dans le bateau du Canada Anglais, et c'est d'une tristesse car c'est faux. Cette présentation de la gauche/droite est elle même simpliste et grossière et contradictoirement, elle me permet d'exprimer ma pensée que la bassesse de l'humain de généraliser sans se poser de questions nous amènera toujours à une perte et à un échec, peu importe le domaine, car c'est analyser un problème qu'en surface de penser ainsi, et ça nous donne donc des solutions de surface, qui ne fonctionneront jamais qu'en petite partie. Notre désir et besoin fondamental d'indépendance ne sera pas assouvi si nous ne mettons pas de côté cette barrière de la langue. L'anglais fait aussi parti de notre culture, et sans vouloir diminuer ou cesser de faire passer le français en premier, il est possible de cohabiter et de se mobiliser ensemble, dans une vision intelligente et supérieure. Ce n'est pas être faible de respecter tous et chacun dans son histoire et dans son bagage culturel tout en continuant de défendre sa propre langue, mais c'est sensé et juste.
Depuis peu, je m'ouvre à cette culture du démon qu'est l'anglais. Par le fait d'être Montréalaise, jeune adulte, mieux instruite, je ne saurai dire, mais ça met de la joie dans ma culture.
Je me délecte du feeling de l'ouest de ma ville, je m'extasie du Mile-End et ces trésors insoupçonnés. Je suis en amour avec ma ville. Ces vieilles fringues me font sentir vintage, je fais partie d'un portrait poussiéreux de haut de grenier.
Plants and Animals, au Cabaret du Mile-End, vous m'avez fait vivre l'orgasme, j'ai vécu un moment arrêté dans le temps, comme je les aime. La lourdeur de ma crise existentielle de fille perdue de 26 ans, cette little blond girl qui a une nouvelle trouille et qui perd confiance en l'autre, fait que je m'extasie beaucoup moins. Mon cœur de petite fille émerveillée que je me suis promis de ne jamais perdre, parfois, se perd oui.
Mais ce soir là, je t'ai retrouvé cœur de petite fille, avec une satisfaction ineffable.
Mettre des mots sur un amour de musique, c'est décrire l'indescriptible. C'est une simple combinaison de feeling. Le son, le groove, les paroles, le style, les gens, le sentiment d'appartenance, la musique. Les gens étaient beaux, la musique était belle, c'était sexy.
Vif sentiment de spécialité, d'irrégularité, d'envoutement, de moment supérieur éclectique où tout est sourire et positivisme. Mes envies sans retenue. Mes croyances croyant encore à l'assouvissement. Mon corps pouvant encore se trémousser. Des yeux qui ne se détournaient plus. Une bouche en coin agrémentée de sourires d'épaule de fillette coquette. Deux regards subtiles, pas subtile. Une tête qui se laisse aller à rien d'autre que le plaisir sexy du moment. Une ambiance de magie et d'amour de musique de tous les humains sur la planète, tout est beau et tout le monde s'aiment. Rien de moins.
Mes oreilles souriaient.
J'aime mon Montréal anglophone.
Petite campagnarde que je suis, j'ai appris à parler en français et j'aime le français. Je m'identifie au français et à la beauté de ces mots, ils m'inspirent et sont ma raison de vivre.
Mais il y a nuance à faire entre protéger sa langue et sa culture et faire de la discrimination. Pour moi, la quête d'indépendance du Québec était reliée à la protection de la langue française, il n'y a même jamais eu questionnement de ce fait, jamais une remise en question d'une possible dissociation dans ma tête de campagnarde. Mais depuis peu, le contexte politique de notre province à la dérive m'a amené à me questionner, pour la première fois, sur le fondement de cette idéologie de l'idole imbattable qu'a été et sera toujours René Lévesque et je me dis, qu'aujourd'hui, les temps ont bien changés. C'est maintenant, et probablement que ça l'était aussi à l'époque, une erreur de penser ainsi. L'être humain est ainsi, il ne se pose pas de question, les québécois n'y dérogent pas, tous les humains le font, les humains défendent des prêts-à-penser de collectivité sans même y réfléchir par soi même et y apporter une contribution personnelle et individuelle, sans même le posséder et en faire son propre argument.
Beaucoup d'anglophones du Québec se sentent reliés à la culture gauchiste du Québec et non à celle de droite du Canada, mais nous les tassons de la main malgré tout en les mettant dans le bateau du Canada Anglais, et c'est d'une tristesse car c'est faux. Cette présentation de la gauche/droite est elle même simpliste et grossière et contradictoirement, elle me permet d'exprimer ma pensée que la bassesse de l'humain de généraliser sans se poser de questions nous amènera toujours à une perte et à un échec, peu importe le domaine, car c'est analyser un problème qu'en surface de penser ainsi, et ça nous donne donc des solutions de surface, qui ne fonctionneront jamais qu'en petite partie. Notre désir et besoin fondamental d'indépendance ne sera pas assouvi si nous ne mettons pas de côté cette barrière de la langue. L'anglais fait aussi parti de notre culture, et sans vouloir diminuer ou cesser de faire passer le français en premier, il est possible de cohabiter et de se mobiliser ensemble, dans une vision intelligente et supérieure. Ce n'est pas être faible de respecter tous et chacun dans son histoire et dans son bagage culturel tout en continuant de défendre sa propre langue, mais c'est sensé et juste.
Depuis peu, je m'ouvre à cette culture du démon qu'est l'anglais. Par le fait d'être Montréalaise, jeune adulte, mieux instruite, je ne saurai dire, mais ça met de la joie dans ma culture.
Je me délecte du feeling de l'ouest de ma ville, je m'extasie du Mile-End et ces trésors insoupçonnés. Je suis en amour avec ma ville. Ces vieilles fringues me font sentir vintage, je fais partie d'un portrait poussiéreux de haut de grenier.
Plants and Animals, au Cabaret du Mile-End, vous m'avez fait vivre l'orgasme, j'ai vécu un moment arrêté dans le temps, comme je les aime. La lourdeur de ma crise existentielle de fille perdue de 26 ans, cette little blond girl qui a une nouvelle trouille et qui perd confiance en l'autre, fait que je m'extasie beaucoup moins. Mon cœur de petite fille émerveillée que je me suis promis de ne jamais perdre, parfois, se perd oui.
Mais ce soir là, je t'ai retrouvé cœur de petite fille, avec une satisfaction ineffable.
Mettre des mots sur un amour de musique, c'est décrire l'indescriptible. C'est une simple combinaison de feeling. Le son, le groove, les paroles, le style, les gens, le sentiment d'appartenance, la musique. Les gens étaient beaux, la musique était belle, c'était sexy.
Vif sentiment de spécialité, d'irrégularité, d'envoutement, de moment supérieur éclectique où tout est sourire et positivisme. Mes envies sans retenue. Mes croyances croyant encore à l'assouvissement. Mon corps pouvant encore se trémousser. Des yeux qui ne se détournaient plus. Une bouche en coin agrémentée de sourires d'épaule de fillette coquette. Deux regards subtiles, pas subtile. Une tête qui se laisse aller à rien d'autre que le plaisir sexy du moment. Une ambiance de magie et d'amour de musique de tous les humains sur la planète, tout est beau et tout le monde s'aiment. Rien de moins.
Mes oreilles souriaient.
J'aime mon Montréal anglophone.
mardi 20 mars 2012
Censure.
Les sourires en coin et les joues rougies ont été censurés. J'en suis désolée.
Mais vous savez, il faut ce qu'il faut. Il faut bien conserver un minimum de dignité dans ce monde de fous, car sait-on jamais, c'était tout de même fleur bleue et unique.
C'est ce que je me dis.
Sait-on jamais.
Peut-être que la vie me fera renouer avec les sourires en coin et les joues rougies, un de ces quatre.
Là, ils sont lourds et tristes. Ils se cachent. Ils tentent d'épargner la fragilité de cette naïveté qui pousse et qui se pousse. Ne pars pas petite ficelle.
Mais vous savez, il faut ce qu'il faut. Il faut bien conserver un minimum de dignité dans ce monde de fous, car sait-on jamais, c'était tout de même fleur bleue et unique.
C'est ce que je me dis.
Sait-on jamais.
Peut-être que la vie me fera renouer avec les sourires en coin et les joues rougies, un de ces quatre.
Là, ils sont lourds et tristes. Ils se cachent. Ils tentent d'épargner la fragilité de cette naïveté qui pousse et qui se pousse. Ne pars pas petite ficelle.
mercredi 25 janvier 2012
Et cette écriture qui sauve la vie.
26 Décembre 2011
Le goût du suicide.
La mort dans les pensées, pas le geste mais le concept de la mort, le fataliste, l’envie de ne plus être, l’envie d’abandonner, de ne plus avoir à souffrir, de ne plus avoir à faire face à ces élans de vérité qui font si mal, ne plus avoir à faire semblant en sachant que tu fais semblant, le désir de ne plus exister sans pour autant souhaiter se faire mal physiquement, le sentiment agressif d’impuissance.
Les larmes.
Les désirs refoulés.
Le mal de vivre.
Le sentiment de défaite, pas de malédiction mais de résignation, d’accepter plutôt que de lutter car l’énergie pour lutter n’existe plus.
Pour la première fois de sa vie elle n'est plus certaine de ses pensées, ses convictions, ses arguments. Elle doute. Peut-être qu'elle a toujours eu tout faux, qu'elle s'est leurrée concernant le fondement de cette vie humaine. Qu'elle est complètement à côté, qu’au fond, elle ne sais pas c’est quoi l’amour véritable, qu'elle est noire, qu'elle analyse mal, qu'elle s’imagine des choses, qu'elle accorde de l’importance à des futilités, qu'elle juxtapose des désirs sur ce qui se déroule réellement, qu'elle sombre dans la folie.
Que la folie est en elle par cette chère blanche maigre de cinq pieds.
Isabelle/Nelly nous jette à terre « Ça n’a pas toujours été comme ça. Je n’ai pas toujours pensé comme ça. Vouloir mourir, ce n’est pas naturel tout de suite, ce n’est pas donné tout de suite à la naissance. Vouloir mourir dépend de la vie qu’on a menée. C’est une chose qui se développe et qui arrive quand on est mangé par son propre reflet dans le miroir. Se suicider, c’est refuser de se cannibaliser davantage. »
Elle se rend compte que les gens ne sont pas naturels et sincères non par mauvaise foi ou par superficialité mais parce qu’ils ne savent pas comment. Ils sont conditionnés à faire taire la sincérité et jouer les règles dites traditionnelles de la bonne conduite et de la politesse qui tasse de la main les véritables pensées et émotions au point qu’elles ne sont plus.
L’alcool et sa disparition d’inhibition lui donne cette idée saugrenue, cette idée démoniaque de faire comme ci le geste suivra cette fois ci. Et d’écrire, d’écrire comme ci c’était la dernière fois. Dire ce qu'elle a réellement au fond d'elle, sans arrières pensés, sans filtre, sans appréhender les répercussions à tous ceux donc il s'avère nécessaire, en se disant que ces écrits seront les plus vrais et les plus sincères qu'elle n'aura jamais jeté sur papier, qu'ils seront juste vrais, juste là, accessibles et purs.
Le goût du suicide.
La mort dans les pensées, pas le geste mais le concept de la mort, le fataliste, l’envie de ne plus être, l’envie d’abandonner, de ne plus avoir à souffrir, de ne plus avoir à faire face à ces élans de vérité qui font si mal, ne plus avoir à faire semblant en sachant que tu fais semblant, le désir de ne plus exister sans pour autant souhaiter se faire mal physiquement, le sentiment agressif d’impuissance.
Les larmes.
Les désirs refoulés.
Le mal de vivre.
Le sentiment de défaite, pas de malédiction mais de résignation, d’accepter plutôt que de lutter car l’énergie pour lutter n’existe plus.
Pour la première fois de sa vie elle n'est plus certaine de ses pensées, ses convictions, ses arguments. Elle doute. Peut-être qu'elle a toujours eu tout faux, qu'elle s'est leurrée concernant le fondement de cette vie humaine. Qu'elle est complètement à côté, qu’au fond, elle ne sais pas c’est quoi l’amour véritable, qu'elle est noire, qu'elle analyse mal, qu'elle s’imagine des choses, qu'elle accorde de l’importance à des futilités, qu'elle juxtapose des désirs sur ce qui se déroule réellement, qu'elle sombre dans la folie.
Que la folie est en elle par cette chère blanche maigre de cinq pieds.
Isabelle/Nelly nous jette à terre « Ça n’a pas toujours été comme ça. Je n’ai pas toujours pensé comme ça. Vouloir mourir, ce n’est pas naturel tout de suite, ce n’est pas donné tout de suite à la naissance. Vouloir mourir dépend de la vie qu’on a menée. C’est une chose qui se développe et qui arrive quand on est mangé par son propre reflet dans le miroir. Se suicider, c’est refuser de se cannibaliser davantage. »
Elle se rend compte que les gens ne sont pas naturels et sincères non par mauvaise foi ou par superficialité mais parce qu’ils ne savent pas comment. Ils sont conditionnés à faire taire la sincérité et jouer les règles dites traditionnelles de la bonne conduite et de la politesse qui tasse de la main les véritables pensées et émotions au point qu’elles ne sont plus.
L’alcool et sa disparition d’inhibition lui donne cette idée saugrenue, cette idée démoniaque de faire comme ci le geste suivra cette fois ci. Et d’écrire, d’écrire comme ci c’était la dernière fois. Dire ce qu'elle a réellement au fond d'elle, sans arrières pensés, sans filtre, sans appréhender les répercussions à tous ceux donc il s'avère nécessaire, en se disant que ces écrits seront les plus vrais et les plus sincères qu'elle n'aura jamais jeté sur papier, qu'ils seront juste vrais, juste là, accessibles et purs.
dimanche 22 janvier 2012
Sourire en coin et joues rougies
Quand elle te voit elle se dit que ça y est, elle va fondre, elle va se liquéfier, elle va cesser de respirer, son cœur va cesser de battre et elle va mourir là, devant tes pieds.
Tu es beau, tu l'émerveilles. Tu l'as gènes. Les sourires en coin, les joues rougies, les yeux brillants et les monosyllabes prennent possession d'elle quand tu ouvres ces lourdes portes vertes ou quand elle entrevoie ta descente de l'escalier de Titanic et traverser seul ce grand hall ou tu y parais si petit et encore plus mignon. Elle connait tes allées et venues, elle les attend sans vraiment les attendre, elle les savoure, de loin. Ça lui fait plaisir, ça lui donne une petite joie, ça met un baume sur sa peur de ne plus y croire, à l'amour.
Tu sembles si calme, solitaire, posé, tranquille, qui prend le temps de bien faire les choses et de profiter des petites joies de la vie. Tu sors d'une autre époque.
Sans se parler directement, tu sais petit à petit qui elle est, elle sait petit à petit qui tu es. Vous vous apprivoisez dans le non-dit et elle est sans mot. Tu l'émerveilles, l'intimides, l'as fait rêver. Elle te veut juste pour elle, elle veut découvrir les profondeur de ton cœur et de ton âme, elle veut être avec toi, se perdre dans tes rires et dans la vie en général. Elle veut vivre sa vie en général et en beauté avec toi.
C'est totalement dingue, hors proportion et insensé et en même temps si évident et simple.
Car quand tu es devant elle, yeux dans les yeux, toute cette folie prend son sens.
Tu sais qu'elle t'a dans la peau et elle sait que cette tension pure et saisissante n'est pas à sens unique. Elle le sent au plus profond de sa fragilité. Elle ressent la spontanéité de vouloir prendre soin de toi.
Elle est dingue et elle se dit que là, maintenant, elle veut te croiser dans un lieu sombre et envoutant. Tu es assis au bar et par hasard elle n'est pas très loin avec ses amies, vous ne vous êtes pas aperçus encore. Elle s'approche du bar d'un air nonchalant et d'une confiance sexy en femme qui a son style et qui saisi très bien son pouvoir d'attraction. Elle est alors debout à côté de toi et vous vous tournez au même moment l'un vers l'autre.
Plus rien n'existe sauf ce destin et tes magnifiques yeux bleus.
Ce destin a décidé que le fil invisible de votre attirance des derniers mois prend ici ce soir, tout son sens. Il n'y a plus la barrière vous séparant ni les regards de ces spectatrices quotidiennes.
Juste toi et elle, ici, où nul ne ne vous connait, où tout est permis.
Elle te sourit et ses yeux se perdent dans les tiens, tu lui souris et tes yeux se perdent dans les siens. Vous vous comprenez et ces sourires sont tout ce que le moment demande. Les paroles n'ont aucune importance, tu le sais qu'elle t'a dans la peau. Elle le sait que tu ne vois plus rien qu'elle dans cette salle. Vous le savez tous les deux que ce moment est l'aboutissement de mois de coquetterie et que la grandiosité de votre histoire pourra enfin exploser.
Elle te voit depuis longtemps comme l'élu prochain de son cœur et elle ne le cacherai pas ce soir. Elle a déjà confiance en toi, tu es spécial et extraordinaire. Tout ce qu'elle veut c'est glisser ses lèvres sur les tiennes, toucher tes doigts, tes cheveux, embrasser ton cou, te donner les frissons et sentir ta peau. Elle doit sentir si bonne et être si douce. Elle a envie de te serrer contre elle et d'enfin conclure que toi et elle, ça sera unique. Que ce moment restera figé dans le temps et qu'ensuite, vous vous regarderez complètement déboussolés et profondément bien. Que ce soir là, elle ne retournera pas vers ses amies avec son fade cocktail, prête à jouer le jeu de la séduction médiocre pour ensuite rentrer à la maison seule et déroutée de sa génération.
Non.
Ce soir elle quitte ce bar avec toi. Vous allez passer une nuit blanche à vous découvrir dans l'unicité de cette rencontre imprévue et ce ne sera que le début. L'amour existe encore dans ce monde de fou et vous vous serez trouvé, simplement, naturellement, sans parole, ni séduction, Par la pur intuition que tu as été mis sur son chemin. Que ça aurait été complètement impensable qu'il en soit autrement.
Mais en réalité demain tu descendras ces escaliers et elle ne t'aurai pas croisée dans un lieu sombre et envoutant. Peut-être serait-ce même la dernière fois qu'elle te verra sortir par ces grandes portes lourdes.
Et son cœur en sera si meurtrie que juste à cette pensée elle se pétrifie.
Elle t'a rencontré par le plus grand des hasards d'une façon dont elle n'aurait jamais soupçonnée.
Tu es beau, tu l'émerveilles. Tu l'as gènes. Les sourires en coin, les joues rougies, les yeux brillants et les monosyllabes prennent possession d'elle quand tu ouvres ces lourdes portes vertes ou quand elle entrevoie ta descente de l'escalier de Titanic et traverser seul ce grand hall ou tu y parais si petit et encore plus mignon. Elle connait tes allées et venues, elle les attend sans vraiment les attendre, elle les savoure, de loin. Ça lui fait plaisir, ça lui donne une petite joie, ça met un baume sur sa peur de ne plus y croire, à l'amour.
Tu sembles si calme, solitaire, posé, tranquille, qui prend le temps de bien faire les choses et de profiter des petites joies de la vie. Tu sors d'une autre époque.
Sans se parler directement, tu sais petit à petit qui elle est, elle sait petit à petit qui tu es. Vous vous apprivoisez dans le non-dit et elle est sans mot. Tu l'émerveilles, l'intimides, l'as fait rêver. Elle te veut juste pour elle, elle veut découvrir les profondeur de ton cœur et de ton âme, elle veut être avec toi, se perdre dans tes rires et dans la vie en général. Elle veut vivre sa vie en général et en beauté avec toi.
C'est totalement dingue, hors proportion et insensé et en même temps si évident et simple.
Car quand tu es devant elle, yeux dans les yeux, toute cette folie prend son sens.
Tu sais qu'elle t'a dans la peau et elle sait que cette tension pure et saisissante n'est pas à sens unique. Elle le sent au plus profond de sa fragilité. Elle ressent la spontanéité de vouloir prendre soin de toi.
Elle est dingue et elle se dit que là, maintenant, elle veut te croiser dans un lieu sombre et envoutant. Tu es assis au bar et par hasard elle n'est pas très loin avec ses amies, vous ne vous êtes pas aperçus encore. Elle s'approche du bar d'un air nonchalant et d'une confiance sexy en femme qui a son style et qui saisi très bien son pouvoir d'attraction. Elle est alors debout à côté de toi et vous vous tournez au même moment l'un vers l'autre.
Plus rien n'existe sauf ce destin et tes magnifiques yeux bleus.
Ce destin a décidé que le fil invisible de votre attirance des derniers mois prend ici ce soir, tout son sens. Il n'y a plus la barrière vous séparant ni les regards de ces spectatrices quotidiennes.
Juste toi et elle, ici, où nul ne ne vous connait, où tout est permis.
Elle te sourit et ses yeux se perdent dans les tiens, tu lui souris et tes yeux se perdent dans les siens. Vous vous comprenez et ces sourires sont tout ce que le moment demande. Les paroles n'ont aucune importance, tu le sais qu'elle t'a dans la peau. Elle le sait que tu ne vois plus rien qu'elle dans cette salle. Vous le savez tous les deux que ce moment est l'aboutissement de mois de coquetterie et que la grandiosité de votre histoire pourra enfin exploser.
Elle te voit depuis longtemps comme l'élu prochain de son cœur et elle ne le cacherai pas ce soir. Elle a déjà confiance en toi, tu es spécial et extraordinaire. Tout ce qu'elle veut c'est glisser ses lèvres sur les tiennes, toucher tes doigts, tes cheveux, embrasser ton cou, te donner les frissons et sentir ta peau. Elle doit sentir si bonne et être si douce. Elle a envie de te serrer contre elle et d'enfin conclure que toi et elle, ça sera unique. Que ce moment restera figé dans le temps et qu'ensuite, vous vous regarderez complètement déboussolés et profondément bien. Que ce soir là, elle ne retournera pas vers ses amies avec son fade cocktail, prête à jouer le jeu de la séduction médiocre pour ensuite rentrer à la maison seule et déroutée de sa génération.
Non.
Ce soir elle quitte ce bar avec toi. Vous allez passer une nuit blanche à vous découvrir dans l'unicité de cette rencontre imprévue et ce ne sera que le début. L'amour existe encore dans ce monde de fou et vous vous serez trouvé, simplement, naturellement, sans parole, ni séduction, Par la pur intuition que tu as été mis sur son chemin. Que ça aurait été complètement impensable qu'il en soit autrement.
Mais en réalité demain tu descendras ces escaliers et elle ne t'aurai pas croisée dans un lieu sombre et envoutant. Peut-être serait-ce même la dernière fois qu'elle te verra sortir par ces grandes portes lourdes.
Et son cœur en sera si meurtrie que juste à cette pensée elle se pétrifie.
Elle t'a rencontré par le plus grand des hasards d'une façon dont elle n'aurait jamais soupçonnée.
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