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lundi 23 mai 2011

RVIVR

Avec cette première édition du Pouzza Fest à Montréal, Hugo Mudi des Saintes-Catherines a de quoi être fier. Trois jours, quatre salles, plus de cent groupes de musique punk et un public présent, plein d'énergie, en grand nombre et infatiguable.

La scène marginale n'est plus si marginale quand tu la consommes. Les gens qui sont intéressés et engagés l'encouragent en grand nombre et sont prêt à se déplacer et à payer pour la survi de ceux qui rejettent les cadres populaires. Pour se retrouver entre nous. Montréal avant d'être un chantier de construction en permanence et un lieu culte de magouille bureaucratique, elle est fondamentalement culturelle, créative et les gens la vivent, l'aiment et la redécouvrent sans cesse. Je suis heureuse d'avoir renoué pendant quelques heures avec l'énergie positive, la légèreté et la grande ouverture d'esprit que ma ville peut posséder, lors de ces concerts punk, dans une ambiance flamboyante et enivrée de plaisir.

Mon summum, RVIVR. Certe contente d'avoir été présente à plusieurs performances, RVIVR était quand même mon intérêt premier et a été mon moment le plus fort du festival et je dirais même le spectacle qui m'a fait le plus plaisir depuis Blonde Redhead en 2007.

Je ne possède pas les connaissances musicales d'une musicienne ni les termes d'une critique de musique mais je sais saisir quand un groupe de musique est exceptionnel et différent de tout ce qui se fait dans sa *branche* musicale et RVIVR, c'est exceptionnel. Érica et ses airs de petite fille joyeuse et son plaisir évident à partager sa musique est contagieux. Leurs voix sont rauques et mélodiques à souhait et s'harmonisent à la perfection. Les airs accrocheurs et la justesse de leurs instruments forment un tout incroyable. Une voix féminine dans un band punk est un plus à mon appréciation et cette Érica, je ne pourrais nommer quelqu'un qui lui arrive à le cheville. Ils sont parfaits en écouteurs et indescriptibles en performance. Je suis sans mot et complètement charmée, cette soirée fut au delà de mes espérances. Vivement leur retour prochain à Montréal et cris de joie de savoir qu'il y aura une deuxième année à cette merveilleuse initiative qu'est le Pouzza Fest.

Voici deux petits vidéos de ces perles provenues des fins fonds de l'État de Washington parce qu'ils sont adorables et qu'ils savent *punker* comme nul autres ne savent le faire.




jeudi 5 mai 2011

Parce que c'est Eve Gravel

Croquis maladroits, rêves de poupée sucrée et d'élégance, à l'adolescence j'ai passé d'incalculables heures à rêver d'être un jour styliste et créatrice pour les jeunes femmes classiques et distinguées. Après une courte tranche de vie dans ce réputé Collège privé, je me suis avouée vaincue, j'ai deux mains gauches qui ne sauront jamais coudre et un coeur trop sensible pour cette compétition féroce qu'est le milieu de la mode.

À regret, j'ai délaissé ce monde qui m'a tant fait rêvé et ce, du tout au tout. Pendant de nombreuses années je n'ai guère ouvert l'oeil sur les tendances et me suit créée mon style bien à moi, sans chichi. 

Avec la maturité que mes 25 ans me le permettent, cette époque adolescente est bien loin derrière moi et je renoue avec fracas avec la mode québécoise.

L'élégance et la féminité me sont primordiales parce que cette vie est bien assez déprimante et contrôlée pour ne pas profiter des talents de nos créateurs québécois et orner notre personne comme bon nous semble, par plaisir, par créativité et par intérêt pour le beau. Ceux qui critiquent les fashionistas comme étant superficielles ont bien tord. Loin de moi l'idée de généraliser, il y aura toujours des personnes insipides dans la vie, et ce, dans tous les domaines. Mais les vêtements, c'est d'abord une façon de s'exprimer. Que celui qui dit que tel ou tel vêtement ne se porte qu'à telle occasion aille se cacher. D'ailleurs, les vêtements dit populaires et normaux sont bien vulgaires et loin d'être gracieux et de mettre les corps en valeur alors que la mode québécoise en est tout autrement.

Mon amour pour les vieilles époques me fait apprécier ces vêtements qui rappellent le romantisme et la sensualité tout en étant contemporain. J'ai ce désir de me distinguer de la culture populaire et de me mettre en valeur tout simplement parce que c'est agréable et que je ne vois aucune raison de ne pas me permettre d'être différente face à mon propre corps et à ma propre allure.

Je sens le besoin de défendre la mode québécoise car j'en ai marre des préjugés. Il existe selon moi une réelle corrélation entre l'intelligence et la capacité de rejeter ce qui est vulgaire et facile et ce que nous offre présentement les médias et la culture populaire concernant la sexualité, la musique, les vêtements, c'est bien souvent vulgaire et facile. Il est vrai que l'industrie de la mode comporte beaucoup de lacunes, en commencant par l'hypersexualisation qui est au coeur de mes causes sociales. Sans entrer dans ce débat pour le moment, je crois sincèrement que nombreux sont les créateurs de mode qui ne souhaitent pas entrer dans ce moule et qui mettent en valeur la femme sans fausse impression. Vivement un retour de la beauté classique et l'intérêt à la galanterie et à prendre soin de soi-même et à respecter son corps et sa sexualité.

Ceci étant dit, jeudi dernier j'ai eu le privilège d'assister au dévoilement de la collection printemps/hiver 2011-2012 de cette sensationnelle Eve Gravel dans un 5 à 7 des plus charmants au Studio Le Zèbre Blanc. Tout de noir et blanc, la décoration, les bouchées, les desserts, les vêtements un peu partout, les modèles présentes, la musique, tout y était pour faire passer un moment sensationnel aux fidèles de cette ligne de vêtements.

Eve Gravel, sa vision est exceptionnelle. C'est ma designer préférée, j'attends ses collections avec impatience et elles sont toujours plus jolies sur plus jolies. Tout ce qu'elle fait me chavire. Je ne peux me lasser de sa créativité car elle respecte le corps de la femme, le met en valeur avec discrétion et a cette touche différente et vintage tout à fait merveilleuse. À chaque collection je suis continuellement émerveillée et impressionnée. Il y aura toujours "la" pièce de vêtement qui sautera dans ma penderie et qui sera faite exactement pour moi et ma personnalité et dont je ne me lassera pas et qui sera un bien bon investissement. Cette future collection noire et blanche est renversante et me fait un rappel de Coco Chanel et de son rapport avant-gardiste face à la déconstruction des modèles féminins et masculins.

Prendre soin de son apparence c'est avant tout être capable de s'apprécier et d'être bien dans son corps. Avoir l'intérêt de pousser plus loin son propre style en se laissant guider par la créativé des designers québécois à qui l'on s'associe dans notre vision de la beauté, c'est encourager le talent de nos semblables et le développement des entreprises de notre province. C'est avoir une conscience sociale et ne pas se contenter des petits prix des grandes chaînes sans savoir d'où proviennent les matériaux et dans quelles conditions ils ont été créés.

Voici le petit vidéo promotionnel qui nous a été présenté lors de ce 5 à 7, une Eve Gravel pétillante et adorable !