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dimanche 25 août 2013

Frissons d'été

Elle s’asseoit dans un parc, sur une place de festivités.

Elle observe les enfants jouer, les yeux pleins d’eau derrière ses lunettes Chloé.

Le livre sorti, comme à chaque fois, reste intact, le signet entre les deux mêmes pages blanches, sur ses petites cuisses placées bien droites, comme une écolière polie.

Le béant dans le ventre.

À sa gauche une famille.

À sa droite une autre famille.

Toutes deux inconnues d’elle.

La sienne n’existe pas.

Il n’y en a pas.

Un frisson part de son ventre, ensuite de son visage.

Ils tremblent.

Se propagent.

Les frissons du vide et de la solitude.

Les frissons d’une lassitude spectatrice à cette simplicité qui lui semble impossible à avoir alors que d’autres moins bien qu’elle, lui semble t’elle humblement, pourtant l’ont.

Et le temps continue d’avancer dans cette journée ensoleillée, pendant qu’elle y flotte, immobile, presque invisible.

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